
(Bon sang mais quel titre !)
Nous autres périssables aimons à laisser quelques traces de notre courte existence aux prochaines générations de périssables. Ou, sans aller jusque-là, laisser une trace - matérielle ou non -, une trace de ce qu'on a fait, pensé, dit, à un certain moment de notre vie.
En cela, le blog est bien pratique ; il permet les deux.
Pire, exhibition de soi, il en appelle au voyeurisme de l'autre.
Alors, amis voyeurs, voyons de quoi il sera fait étalage ici.
ou pas.
A vrai dire, je n'en sais rien. "L'absurde contingence"... La contingence est le seul absolu que je puisse accepter.
Ah oui, je précise : étudiante en khâgne à la rentrée, j'aime la philosophie et l'art (et un tas d'autres trucs, la culture en général. J'aime apprendre, comprendre, bref, bien que je deteste les étiquettes, on me qualifiera facilement d'intello ) et j'en viendrais forcément à évoquer l'un et l'autre.
Alors autant le dire tout de suite : je suis assez chiante quand je m'y met. Têtue, voire bornée, je ressasse quelques idées en philo, quelques idées qui reviennent toujours dans mes raisonnements, quelque soit le sujet. C'est ma base de pensée en quelque sorte, et même lorsque j'essaie d'en sortir, en lisant des choses différentes pour un point de vue autre, elle en sort plus renforcée qu'autre chose. Bref, ça ne m'empêche pas d'aller voir ailleurs s'il n'y a pas plus exaltant, plus intelligent, plus intéressant ; et ce n'est pas, j'espère, de l'étroitesse d'esprit.
Ces influences, ce sont les réflexions de Camus, Sartre, Rorty, Popper (pour ne citer qu'eux), et en particulier en ce qui concerne la contingence, l'absurde, la liberté.
Camus fut mon déclic, mon coup de foudre, mon premier amour. J'ai tout de suite adhéré à sa pensée, à son style, et aujourd'hui encore, j'ai tant de plaisir à le lire que je n'ose pas lire tous ses écrits de peur de n'avoir plus rien à découvrir de lui, ou de peur d'être déçue, je ne sais pas.
Sartre ensuite, bien que l'adhésion ne soit pas totale (l'adhésion n'est pas non plus absolue avec la pensée de Camus!), a été une découverte essentielle pour moi. J'ai rarement réussi à finir une dissert de philo sans lui consacrer la dernière partie (et ce quelque soit le sujet!)...
Et j'ai trouvé dans les pensées de Rorty et Popper de quoi alimenter mes obsessions... Rorty m'a fait me détâcher un peu de la métaphysique (Ironie, Contingence et solidarité, livre devenu introuvable en quelques semaines :'( ), et Popper m'a réappris la remise en question perpétuelle (Conjectures et réfutations, tout tient dans le titre !)
Désolée pour ceux à qui ça ne parlera pas (je ne suis pas très claire), mais pour résumer disons qu'étant athée, j'ai décidé de pousser ça au bout en refusant d'admettre l'absolu. J'ai choisi de croire en la contingence, en l'absurde et en la liberté.
" L'absurde, c'est la conscience lucide qui constate ses limites " (Camus, Le Mythe de Sisyphe)
En gros, le monde n'est pas à mesure humaine, il n'est pas réductible à l'humain, mais il n'y a pas d'autre moyen pour l'homme que de l'appréhender humainement, donc imparfaitement.
Il ne s'agit pas de se borner à constater cela, mais il est important de le garder à l'esprit.
Puis, la conscience, la faculté de raison : on rejoint Sartre et l'enchaînement Conscience => liberté => responsabilité.
Ensuite, Rorty et la redescription... bon, je trouve cela très intéressant comme pensée, mais j'ai pas eu le temps de faire mûrir le truc et maintenant jtrouve plus le bouquin dans aucune biblio ! Et Popper et le principe de la conjoncture et la réfutation (ça s'applique aux sciences en principe mais on peut élargir) : on postule, on conjoncture qu'une théorie est "vraie" (c'est sur la notion de vrai, de "vérité" que je coince, avec Popper...) tant qu'on a pas réussi à la réfuter (en fait le but c'est de chercher la moindre faille pour voir à quel point la théorie est solide et valable)
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Rhaaa... du coup je suis repartie pour un tour. C'est terrible, c'est obsessionnel, c'est maladif, quand je commence j'ai du mal à m'arrêter (ça vaut pas que pour la philo ou la parlotte... c'est problématique pour la boisson :P)
Alors je vais abréger et terminer en précisant que l'image en haut est un autoportrait au pastel fraîchement exécuté, c'est histoire d'évoquer mon autre obsession, l'art (euh, non pas que je prétende faire de l'Art ! En locurence, je me contente de dessiner et peindre la plupart du temps. (mais le pastel, c'est du dessin ou de la peinture, hein ?), sachant que je compte autant parler d'Art, d'artistes, de peintures que je compte montrer ce que je fais avec un crayon ou un pinceau (ou un pastel !^^") dans ce blog...
Bref. C'est le deuxième blog dont je m'occupe, et il sera, comme le premier, un peu fourre-tout et irrégulièrement mis à jour. Il n'intéressera certainement pas grand monde, mais l'important, c'est qu'il existe.
Voilà pour l'introduction... la fin du début !